Blog « Traces et Mémoire »

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Sur les pas de Nestor Outer à Virton

13
mai
2015

Par 13 mai 2015 Catégories 1ère Guerre mondiale commentaires

Nestor Outer, des voyages au travail de mémoire

À Virton, le nom Nestor Outer évoque forcément quelque chose aux Gaumais. L’artiste prolifique et marginal du début du siècle passé a donné son nom à la place de la ville et à l’Athénée royal. De plus, le Musée gaumais a réédité et revisité l’ouvrage rare et très recherché « Les Larmes Gaumettes » coécrit par Outer, dans le cadre des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale.
Il propose également, jusqu’en août 2018, une exposition d’envergure rassemblant un grand nombre des œuvres picturales de l’artiste.

Cet article a pour objectif de définir les moments forts de sa vie et de son art et notamment son implication dans la bataille des frontières (août 1914) en tant que reporter de guerre.

Une enfance gaumaise

Charles-Martel-Nestor voit le jour à Virton le 2 avril 1865. Fils des commerçants Joseph Outer, 39 ans, et Marie-Delphine Calin, 30 ans, Nestor passe son enfance entouré de ses deux frères aînés et de son frère cadet dans la bourgade virtonnaise qui sort progressivement de son isolement grâce au chemin de fer (1872). Le centre du pays, mais aussi la France, sont à présent accessibles aux futurs voyageurs (la gare de Virton est construite en 1884).

En cette fin de XIXe siècle, la métallurgie florissante côtoie l’agriculture familiale au rythme d’un climat clément. Quant à la vie culturelle, elle s’organise comme elle peut dans les petits villages qui ne manquent pas d’initiatives (harmonies, troupes de théâtre, fêtes locales, etc.).

Intérieur gaumais typique Musée gaumais, Virton

Intérieur gaumais typique, Musée gaumais, Virton © M. Laurent

L’attrait pour la peinture

Dès son plus jeune âge, Nestor prend possession des pinceaux. En 1871, à l’âge de 6 ans seulement, il représente la bataille de Reischshoffen, l’un des combats de la guerre franco-prussienne de 1870.

Le déclic se produit ; il veut étudier, comprendre et faire de l’art. Il délaisse alors ses études au Collège communal, devenu aujourd’hui l’Athénée portant son nom, au grand dam de son père qui le voyait déjà commerçant. Un compromis est fixé: Nestor sera inscrit à l’académie des Beaux-Arts si son diplôme lui permet de s’assurer un avenir professionnel.

Après Louvain, c’est à Bruxelles qu’il poursuit sa formation artistique. Il entre ensuite dans l’atelier du peintre Jean-François Portaels, considéré comme le père de l’école orientaliste belge.

Le jeune artiste privilégie la technique de l’aquarelle qu’il utilise dès 1885 dans son tableau « Effet de neige« . Près de 300 œuvres sont recensées dans le catalogue datant de 1988. Il réalise aussi une trentaine de peintures à l’huile au cours de sa vie, procédé pourtant favorisé dans et par les académies.

Quels sont ses sujets de prédilection?

La Gaume l’inspire depuis sa plus tendre enfance aussi bien ses rivières que ses forêts. Les villages typiques, les paysages verdoyants, les couleurs lumineuses, l’atmosphère champêtre sont autant de prétextes pour s’arrêter un instant et sortir sa palette de peintre. L’eau semble être son élément phare.
Les noms de ses toiles évoquent cette ambiance rurale: « Soir de septembre« , « Entrée du village« , « Terre wallonne« , « La lavandière« , etc. Il aime également la chasse, sujet dont il traite dans d’autres productions telles que « Canard blessé » ou « Paysage enneigé avec chasseurs« .

Outer, le voyageur et l’orientaliste

Avide de rencontres et de nouveautés, Nestor Outer séjourne, à plusieurs reprises, dans la capitale française qui fourmille d’artistes en tous genres. Il y côtoie des célébrités (Gauguin, Utrillo, Toulouse-Lautrec, Aristide Bruant), ainsi que des gens de théâtre comme Maurice Donnay. Paris et son monde des arts lui ouvrent les bras. Cette vie de bohème et ces amitiés font évoluer son style artistique et lui forgent un caractère atypique.

Attiré par l’Orient et ses contrées lointaines, il s’envole alors vers des destinations ensoleillées, sur le pourtour de la Méditerranée (Espagne, Grèce, Italie, etc.) ou en Afrique du Nord (Algérie, Syrie, Liban et Egypte). Il recherche de nouvelles luminosités et de l’exotisme et est fasciné par la lumière vive et crue de ces territoires. Ces saveurs et ces couleurs, il les fige dans ses peintures (« Une rue de la Casbah à Alger« ) et ses écrits (« Une Croisière en Méditerranée« , « Au pays de la Soif« , 1901). Il ramènera même en Gaume de ses péripéties un singe qui renforcera sa réputation d’artiste original voire déluré.

Sa vie de Gaumais à Virton

L’artiste n’en oublie pas sa Gaume natale. En 1890, au terme de ses études, il est nommé professeur de dessin. Epris de libertés, il a parfois du mal à s’accommoder des règlements et des horaires. Cependant, sa plus grande joie est de créer des vocations parmi ses élèves, comme ce fut le cas pour Camille Barthélémy (1890-1961), autre grand peintre et graveur originaire de Virton.
Vivant toujours chez ses parents, Nestor s’isole dans son atelier construit par ses derniers dans la rue des Glycines actuelle. Véritable caverne d’Ali Baba, l’endroit est jonché d’objets et de souvenirs acquis au fil des années et durant ses voyages. L’artiste y installe même un salon mauresque. Il finit par y habiter après la mort de son père en 1910.

Intégré dans sa ville, le peintre participe aux mouvements artistiques et à la vie locale, principalement de 1895 à 1911. Sa notoriété allant en grandissant, il expose de plus en plus dans de nombreuses villes wallonnes comme Spa, Charleroi, Arlon, Huy, etc. Parfois comédien, il se lance aussi dans l’écriture de pièces de théâtre et de saynètes en patois.

Une de ses grandes fiertés est la création du journal « Le Gaumais » (1903-1904). Cet hebdomadaire littéraire et humoristique lui permet de partager ses opinions. Produit en collaboration avec Numa Pletinckx, il ne parvient cependant pas à soulever les foules en raison de l’éloignement géographique de Virton et de son lectorat.

1914, la bataille des Frontières

La bataille des Frontières est le premier affrontement général de la Grande Guerre. Pour les Belges, l’entrée en guerre est une surprise car, depuis sa création, le pays est obligé de recourir à la neutralité en cas de conflit. Ce statut doit d’ailleurs être respecté par les pays voisins qui en sont les garants, comme ce fût le cas durant la guerre franco-prussienne de 1870.

117ème Régiment d'Infanterie de combat à Virton © Patrice Dumont

117ème Régiment d’Infanterie de combat à Virton © Patrice Dumont

En ce début d’août 1914, les Allemands ont pour objectif d’envahir la Belgique afin de contourner, par le Nord, l’armée française concentrée sur la frontière franco-allemande et de s’emparer de Paris.

La mobilisation belge, décrétée le 31 juillet suite aux évènements de juin 1914, permet de rassembler près de 200 000 hommes, contre 3 840 000 pour l’Allemagne. La défense du pays repose sur trois places fortifiées: Liège, Namur et le camp retranché d’Anvers.

Le 4 août, la Belgique est prise d’assaut par une armée allemande supérieure à tous points de vue (effectif et armement). Les forts liégeois tombent les uns après les autres. Le 16 août, Hollogne, le dernier d’entre eux, capitule laissant le pays à la merci des oppresseurs retardés dans leur progression. Bruxelles tombe quatre jours plus tard. Une rancœur intense se développe chez les Allemands à l’égard des Belges qui, selon eux, soutiendraient les Français et même tireraient sur leurs troupes.

Tandis que les Allemands poursuivent leur percée, les troupes françaises passent à l’offensive en Luxembourg belge. Les Français entendent percer le front allemand. Cette stratégie conduit à une collision. La bataille des frontières est lancée.

Aquarelle Bataille de Virton © Musée Gaumais

Aquarelle Nestor Outer, Bataille de Virton © Musée Gaumais

En raison du conflit, Outer, le voyageur, se voit contraint de poser ses bagages un long moment à Virton, devenue une zone d’étape pour les troupes et les convois allemands. Le régime en vigueur réduit tout déplacement des habitants. Son statut favorable lui permet d’être relativement épargné par l’occupation.

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Les combats en mots et en images

Durant les quatre années d’occupation, l’artiste s’affirme comme un témoin des évènements tragiques. Il utilise son art pour transmettre des messages à ses contemporains. La peinture, la littérature et le journalisme sont autant de moyens lui permettant de faire connaitre les évènements du fin fond de la Belgique. Pour ce faire, il sillonne la contrée, se rend sur les champs de bataille encore fumants, dessine les éléments présents, rencontre les survivants et poursuit son travail dans son atelier.

Nestor Outer © Musée Gaumais

Nestor Outer © Musée Gaumais

Dès le 30 juillet 1914, il entame la rédaction et la description de son quotidien dans des carnets et ce, jusqu’en novembre 1918. Les 12 calepins forment le « Journal d’un Bourgeois pendant la guerre » qui constitue une chronique de guerre sous l’occupation allemande. Il servira, par la suite, de base à un ouvrage plus conséquent réalisé en collaboration avec Léon Thiry, directeur des usines sidérurgiques de Halanzy, « Les Larmes Gaumettes » (1919).

Cet ouvrage plus général représente une première synthèse du conflit, une sorte de bilan des évènements comme le fera peu de temps après le chanoine Jean Schmitz et dom Norbert Nieuwland (Documents pour servir l’histoire de l’invasion allemande). Outer et Thiry replacent l’ensemble dans un contexte aussi bien militaire que social. Ils traitent, par exemple, de l’historique de la guerre, des massacres d’habitants et de résistants du sud de la province, de la liste des fusillés, des déportés et des soldats gaumais, des comités de secours, etc. Les fonds récoltés viennent en aide aux enfants pauvres.

Nestor Outer, Surlendemain de bataille, Nestor Outer © Musée Gaumais

Nestor Outer, Surlendemain de bataille © Musée Gaumais

Les mots seuls ne suffisent pas à porter un message. C’est pourquoi les pinceaux accompagnent l’artiste sur les champs de bataille plusieurs jours après les combats. Outer est un paysagiste stimulant le sujet dans son environnement immédiat. Que reste-t-il des affrontements? Des morts ensanglantés mêlés les uns aux autres, des villages en ruines, des tombes perdues en pleine nature, une forêt meurtrie et défigurée et le désarroi des population. Outer témoigne de l’horreur de la guerre sous tous ses aspects: « Après la bataille, 22 août 1914« , « Pendant le combat« , « En avant« , « Ethe en flammes« , « Soir sur champ de bataille« , « Dans les blés« , etc.

Tombe de soldat © Musée Gaumais

Nestor Outer, Tombe de soldat © Musée Gaumais

L’après-guerre

Cette guerre le marque profondément à tel point qu’il tente de l’oublier. Il ne participe pas aux commémorations, il voyage de moins et moins et ses tableaux sont empreints d’une certaine mélancolie.
Pourtant, c’est durant cette période, en 1921, que Nestor Outer épouse Marie-Constantine Michel (1891-1980) originaire de Visé. C’est elle qui s’occupe désormais d’organiser ses expositions (Liège, Arlon, Charleroi, Virton, Longwy, Nancy et le Grand-Duché de Luxembourg). Malade et progressivement atteint de paralysie, le peintre développe une ambiance picturale en adéquation avec son état de santé (paysages embués, marais, etc.). Il meurt à Virton le 30 avril 1930.
Selon certains spécialistes, on peut le considérer comme l’un des 5 meilleurs peintres belges du début du XXème siècle.

Itinéraire Nestor Outer à travers Virton

Itinéraire Nestor Outer à Virton

Itinéraire Nestor Outer à Virton

1. L’hospice civil, actuellement Musée gaumais, a servi d’ambulance dès les premières rencontres d’août 14.

2. L’hôtel continental a hébergé durant les quatre années d’occupation, le «Meldeamt » c’est-à-dire le bureau de recensement et de contrôle de la population. C’était aussi la maison d’Omer Bodson, un ami de Nestor Outer.

3. Le théâtre Franklin inauguré en 1913 est réquisitionné par les Allemands qui l’appelèrent « Kino » et en firent un cinéma. Des inscriptions en allemand sont encore visibles dans la salle de spectacle et de banquet de l’actuel restaurant.

4. L’hôtel du Cheval Blanc tenu par Eugène Ribonnet accueillait à la Belle Epoque, Nestor Outer et bien d’autres bourgeois. Durant toute la guerre, l’artiste célibataire continue à y prendre ses repas. Les officiers allemands s’y attablent aussi.
5. La rue des Tanneries rappelle que des artisans du cuir y étaient installés le long du Ton. Elle conduit à l’atelier de Nestor Outer et à la maison de l’artiste Marguerite Brouhon.

6. La Médina ou Villa Saïd était l’atelier de Nestor Outer. Il était peuplé de chiens, d’oiseaux et de souvenirs rapportés de ses voyages en Méditerranée, des objets qu’il affectionnait particulièrement. C’est dans la cave de la maison voisine, située ruelle Jamart devenue rue des Glycines, que Nestor Outer trouvait refuge durant les tirs d’artillerie.

7. Le Collège communal, devenu aujourd’hui Athénée royal, a servi d’ambulance puis d’hébergement à l’occupant. C’est dans la cour de cet établissement que furent rassemblés pour être déportés, les hommes âgés de 17 à 55 ans, le matin du 4 décembre 1916. En souvenir de l’artiste, l’école porte son nom. D’ailleurs, il y fut élève et professeur de dessin et notamment, durant la guerre.

8. La chapelle protestante, actuellement salle de l’harmonie « La Concordia » est construite en quelques semaines au faubourg d’Arival. Elle servit à partir d’août 1917. Auparavant c’était l’église paroissiale qui servait de temple.

9. La rue du Bon Dieu Gilles doit son nom à une statue votive placée là par un certain Gilles. Nestor Outer a peint au croisement de cette rue et de la rue de Vieux-Virton, des cavaliers français en reconnaissance, à la veille des combats du 22 août.

10. L’élévation du Sacré-Coeur répond à la promesse que formula l’abbé J. Cawet, alors doyen de Virton. Il le ferait si la population de Virton était épargnée par les massacres qui furent perpétrés dans les villages voisins d’Ethe-Belmont, de Bleid et de Gomery.

11. Le Collège Saint-Joseph est l’actuel Collège Notre-Dame du Bonlieu. Il servit d’infirmerie et de lazaret. Pour cette raison, les élèves et leurs professeurs avaient dû migrer à l’école des Arts et Métiers de Pierrard. Une fresque peinte dans la chapelle rappelle cet événement.

Fresque mural  © FTLB/ P. Willems

Fresque murale dans la ville © FTLB/ P. Willems

12. Au carrefour de la rue de la Victoire et de la rue Maréchal Foch se trouve un pilier surmonté d’un coq tourné vers la France. Il fut érigé en hommage aux soldats français qui avaient été enterrés là à la « chamberlaine ». Les victimes ont été déplacées au cimetière de Bellevue.

13. Vers Bellevue (à 1,5 Km). C’est à cet endroit qu’eut lieu la bataille du 22 août 1914 et que furent rassemblées les dépouilles des soldats autrefois ensevelies dans quatre nécropoles. Nestor Outer a peint cette bataille qui se déroula devant la ferme Servais en feu.

14. C’est ici, à droite de l’escalier du cimetière, que repose Nestor Outer (1865 – 1930) sous une dalle de granit. A ses côtés, se trouve la tombe de sa nièce Merhyem Bournonville- Outer, fille de son frère Lubin.

15. Le kiosque de musique a été construit en 1914.

FTLB/ P. Willems

© FTLB/ P. Willems

16. Sur la place Nestor Outer se tenait le marché. On lui donna ce nom, deux ans avant le décès de l’artiste. Durant la guerre, cette place servait aux défilés militaires et parades. L’église devint un temple protestant, dans l’attente de la construction d’une chapelle. Quant à l’Hôtel de Ville, il a servi à la séquestration des otages.

17. Le Café luxembourgeois, aujourd’hui « Esthétique Soleil Beauté » est l’endroit où Nestor Outer retrouvait ses amis et c’était un endroit également fréquenté par l’occupant.

18. L’Imprimerie Pletinckx, restaurant à l’heure actuelle, était tenue par Numa et René, des amis de Nestor Outer. Avec eux, il créa l’hebdomadaire humoristique et satyrique Le Gaumais qui parut du 11 juin 1903 au 24 novembre 1904. Cette imprimerie a servi à la réalisation d’affiches qui sont placardées durant la période du 30 juillet 1914 au 1er août 1915.

19. L’Imprimerie Raty, la boulangerie Robert aujourd’hui, fonctionna également durant la guerre.

 

Nouveau circuit 14-18 au coeur de la ville

Nouveauté à Virton!
Un circuit de deux kilomètres à travers la ville vous permet de découvrir différentes facettes de la Première Guerre mondiale. Munissez-vous de votre smartphone pour décoder les messages de mémoire! L’approche est tout à fait technologique grâce au QR Code mentionné sur les 7 panneaux. De la place Nestor Outer au Sacré-Coeur, en passant par l’hôtel de ville, découvrez les personnages et les évènements majeurs vécus à Virton durant le conflit: la Bataille des frontières, le cimetière militaire Bellevue, le cinéma allemand ou encore, bien sûr, l’action du peintre Nestor Outer!

Plus d’infos ? www.soleildegaume.be ou +32(0)63 57 89 04

Exposition

Vu le succès rencontré depuis 2014, l’exposition « Larmes de guerre » se prolonge, en format réduit, jusqu’en août 2018.

Pour rappel, elle plonge le visiteur au coeur de la vie gaumaise durant le premier conflit mondial mais aussi dans le quotidien des Gaumais dans les tranchées ou en déportations. Nouveauté de cette suite, les productions des élèves de la Haute Ecole Robert Schuman à Virton qui sont venues compléter l’exposition « 14-18 en classe ». De nombreux objets permettent d’évoquer cette thématique dont les aquarelles de Nestor Outer, témoins indéniables des horreurs des combats et des massacres.

Pour plus de renseignements
www.museesgaumais.be

 

Sources

  • Dictionnaire des peintres du Luxembourg belge, sous la dir. de JACQUEMIN G., MARCHAL O., MOXHET A., THUMILAIRE R., VERBRUGGHEN J., Marchal, 1995.
  • BODSON Bernardette, CULOT Didier, JACQUEMIN Georges, Nestor Outer, Fondation Kélyddon, 2001.
  • CULOT Didier, « Nestor Outer (1865-1930), acteur et témoin. Une pédagogie par l’image et le texte », in Actes du Colloque Nouveaux regards sur la Grande Guerre, Arlon, 2014, p. 47-51.
  • JACQUEMIN Georges, L’aquarelliste Nestor Outer. Monographie de l’art en Wallonie et à Bruxelles, Bouge, CACEF, 1988.
  • OUTER Nestor, THIRY Léon, Les larmes gaumettes, Bruxelles, Goemaere, 1919.
  • RAUCY Claude, Chemins de Gaume, Virton, Georges Behin, 2005, p.128

2 commentaires pour “Sur les pas de Nestor Outer à Virton

Gerbaux Marthe dit :

Monsieur, j ai en ma possession un tableau de Nestor Outer relatant ,je pense un voyage au Maroc, Ouarzazate…j aimerais vous le proposer pour un prix qui sera le vôtre. Bien â vous. Marthe Gerbaux Arlon 063 216672

    Fanny Lardot (auteur) dit :

    Bonjour,
    nous ne sommes pas intéressés par cet achat. Merci

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